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« Evolution de la main humaine : comportement, morphologie et modélisation biomécanique »

Lundi 12 novembre 2018, 16h (MH, salle Chevalier), par Ameline Bardo (Fyssen Postdoctoral Fellow, University of Kent, Canterbury, UK)

par Daujeard Camille - publié le

« Evolution de la main humaine : comportement, morphologie et modélisation biomécanique » par Ameline Bardo

La dextérité de la main humaine et sa morphologie particulière sont traditionnellement considérées comme ayant évolué en réponse aux comportements liés à l’utilisation d’outils en pierre. Cependant, on ne sait toujours pas quand et dans quelles conditions la main « moderne » a évolué. De plus, nous en savons encore peu sur les vraies capacités manuelles de beaucoup de primates non-humains. Est-ce que les capacités de manipulation que nous attribuons aux humains sont vraiment uniques ? Quelles sont les caractéristiques morphologiques propres à la main humaine ? Pour répondre à ces questions, mon travail de recherche développe une nouvelle approche combinant des études éthologiques avec des analyses de morphologie fonctionnelle et de modélisation biomécanique, et ce selon trois principaux angles d’approche : (1) des analyses comparatives comportementales et biomécaniques de la manipulation chez les grands singes actuels ; (2) des analyses morphologiques 3D de la forme des os de la main chez les hominidés actuels et fossiles et (3) la cinématique in vivo de la main humaine au cours de différents comportements d’utilisation et de fabrication d’outils. L’objet de cette présentation sera de discuter l’utilisation de cette nouvelle approche sur les hominidés actuels et fossiles, incluant les récentes découvertes d’Homo naledi et d’Australopithecus sediba, ainsi que les Néandertaliens, afin de mieux comprendre comment la variation de la forme osseuse peut refléter la capacité de manipuler chez nos ancêtres. En particulier, cette contribution permettra de discuter de la complexité de déduire les capacités manuelles d’espèces fossiles à partir de données provenant de la forme de l’os, et ce sans tenir compte ni de la morphométrie globale de la main et de son lien possible avec les contraintes biomécaniques, ni des industries lithiques associées à chaque espèce.