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Accueil du site > Equipes et Thèmes de recherche > Equipe III - Paysages, Hommes, Archives sédimentaires, Matériaux de la Préhistoire (PhAsM).

Equipe II - Archives sédimentaires et Matériaux de la Préhistoire.

3-Matériaux de la Préhistoire

par admin - publié le , mis à jour le

Coordinateurs : Sophie Grégoire et Matthieu Lebon

La caractérisation physico-chimique des matériaux préhistoriques constitue une source de plus en plus importante d’information dans l’archéologie moderne.

Les analyses menées peuvent permettre d’identifier les différentes phases des chaînes opératoires (approvisionnement en matière première, transformation et utilisation des matériaux) et ainsi renseigner sur les comportements humains. A travers l’étude de ces matériaux archéologiques, il est aussi possible d’étudier les processus post-dépositionnels qui peuvent les avoir altérés pendant l’enfouissement

Les recherches développées dans cette équipe concernent les thématiques suivantes :

  • la caractérisation des matières premières utilisées par les préhistoriques. Il s’agit de mieux comprendre le choix par l’Homme de ces matières premières, notamment celles d’origine minérale, à travers l’étude de leurs propriétés physico-chimiques, physique (taille, propriétés acoustiques) voire esthétiques (couleur, faciès, texture, éclat, lustre)
  • l’identification de marqueurs de transformation et d’utilisation d’origine anthropique. Principalement la mise en évidence de marqueurs de chauffe (indices de cuisson ou de crémation pour les ossements, de chauffe préparatoire à la taille pour les minéraux siliceux) ou de préparation de mélanges complexes (pigments).
  • les altérations post-dépositionnelles (diagénétiques et taphonomiques) , c’est-à-dire l’ensemble des processus susceptible de modifier la structure et la composition des archéomatériaux pendant et après l’enfouissement.

Ces différentes problématiques seront abordées par le biais de l’étude de différents matériaux d’origine minérale ou de biomatériaux fossiles.
1/ Matériaux d’origine minérale :

  • Nodule de silex Matières premières de l’industrie lithique : sont liées pour une part à l’identification des sources de matières premières exploitées par l’homme préhistorique et à la caractérisation de certains processus de transformation anthropique tels que la chauffe.

  • Céramiques archéologiques : à travers la caractérisation de la composition minéralogique et chimique des céramiques, il est possible d’obtenir des informations sur les matériaux bruts mis en œuvre pour leur confection et les modes de fabrication (notamment de cuisson). Cette thématique est développée dans le cadre d’une thèse de doctorat.

  • Pigments Préhistoriques : les recherches initiées sur les pigments en collaboration avec le LC2RMF dans le cadre de l’ANR MADAPCA (caractérisation, recherche de provenance et techniques de fabrication)

  • Marqueurs sédimentaires et environnementaux : les minéraux néoformés à l’intérieur des sédiments apportent de nombreux renseignements sur les variations environnementales subies par les sites après leur mise en place. A ce titre les études concernant les argiles, les phosphatations ainsi que les phénomènes de dissolution/recristallisation, que ce soit par le biais d’analyses par spectrométrie infrarouge, diffraction des rayons X ou par microscopie, constituent un axe d’étude important dans cette thématique.
Exposition aux intempéries

2/ Taphonomie des restes osseux et dentaires

La composition élémentaire, isotopique et géochimique des restes osseux et dentaires constituent de une source importante d’information paléoclimatiques, paléoenvironnementales, paléoalimentaires ou géochronologiques. Cependant, différents processus post-dépositionnels modifient leur structure et leur composition dès les premières phases de putréfaction.



Oxydes à la surface d’un ossement

Ces phénomènes peuvent altérer de façon plus ou moins importante les signaux élémentaires et isotopiques enregistrés au cours de la vie de l’individu, et peuvent rendre impossible leur utilisation. La caractérisation de l’étendue de ces altérations dans les restes paléontologiques, et la compréhension processus mis en œuvre est alors indispensable afin de définir la fiabilité des informations chimiques qu’ils renferment.




Plateforme analytique : La valeur patrimoniale des matériaux archéologiques nécessite la mise en œuvre de démarches analytiques les moins invasives possibles. Par ailleurs, leur complexité et leur hétérogénéité nécessite leur analyse de l’échelle macroscopique à microscopique au niveau moléculaire, élémentaire ou isotopique. Les travaux menés dans le cadre de cette thématique s’appuient donc sur la plateforme analytique du département de préhistoire développée ces dernières années, notamment grâce à l’acquisition d’outils de micro-analyse et d’imagerie Infrarouge, mais aussi dans le cadre de collaborations avec d’autres laboratoires ou de grands instruments tels que le synchrotron SOLEIL ou l’accélérateur AGLAE dans le cadre d’appel à projets. Cartographie chimique de la composition de coupe histologique d'ossements fossiles par µFTIR-SR

Participants

- Personnels statutaires rattachés principalement au thème

François Fröhlich PR MNHN
Xavier Gallet Assistant ingénieur MNHN
François Gendron IE MNHN
Eric Gonthier MC MNHN
Matthieu Lebon MC MNHN

- Personnels statutaires participant au thème (rattachement secondaire)

Christophe Comentale Conservateur Général du Patrimoine MNHN
Claire Gaillard CR CNRS
Marie-Hélène Moncel CR CNRS
David Pleurdeau MC MNHN
Odile Romain AI MNHN

- Personnels statutaires et chercheurs associés relevant d’autres établissements ou de collectivité territoriales

Boris Brasseur MC Université Amiens
Louis Rousseau MC Versailles

- Doctorants et post-doctorants

Aude Favereau Doctorante MNHN

- Chercheurs associés

Sonia Ostaptchouk Chercheur associé