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« Comportements funéraires au Gravettien dans le Sud-Ouest de la France : le site de Fournol (Lot) »

Lundi 16 avril 2018, 16h30 (MH, salle Chevalier), par Laurent Crépin (UMR 7194) et Sébastien Villotte (UMR 5199)

par Daujeard Camille - publié le

« Comportements funéraires au Gravettien dans le Sud-Ouest de la France : le site de Fournol (Lot) » par Laurent Crépin (UMR 7194) et Sébastien Villotte (UMR 5199)

Les pratiques mortuaires au Gravettien étaient jusqu’à présent considérées comme très homogènes avec des dépôts primaires associant un ou plusieurs individus, de l’ocre, des ornements corporels et des objets funéraires. Cependant, depuis une quinzaine d’années, la ré-étude des vestiges et/ou la fouille de nouveaux sites permet de remettre en cause cette hypothèse. C’est particulièrement le cas avec les nouveaux résultats obtenus pour le Sud Ouest de la France, notamment pour les sites périgourdins de l’abri Pataud, Cussac et Cro-Magnon dont nous montrerons quelques exemples. Il en est de même pour un nouveau gisement fouillé depuis 2015 dans le cadre de l’Opération Archéologique Programmée du site de Fournol (Soturac, Lot) dirigée par André Morala dont les résultats préliminaires attribuent au matériel anthropologique une origine gravettienne. Nous discuterons des premiers résultats obtenus sur le site (stratigraphie, datation, anthropologie, archéozoologie, lithique, etc.). L’origine anthropique de cette accumulation semble évidente. L’étude de ce gisement, dont les collections seront déposées au Musée National de Préhistoire aux Eyzies-de-Tayac, s’articule notamment autour d’une lecture taphonomique comparée des vestiges osseux afin de pouvoir reconstruire l’origine et l’histoire, communes ou non, des vestiges osseux fauniques et humains présents dans cet abri. La présence de nombreuses stries de découpe sur le matériel indiquent que différents gestes funéraires et/ou différentes étapes de boucherie ont été réalisés sur les vestiges humains par les préhistoriques. Ces résultats préliminaires apportent notamment la preuve de traitements post-mortem jusqu’alors inconnus dans le Sud-Ouest de la France durant le Gravettien et s’écartent encore plus du modèle communément admis pour cette période.