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Accueil du site > Equipes et Thèmes de recherche > Equipe I - Dynamique des premiers peuplements humains

4- L’Asie orientale au Paléolithique : continents, péninsules et archipels

publié le , mis à jour le

L’interface continent-archipels (et son histoire complexe depuis 2,6 Ma) est un véritable laboratoire d’étude de la dispersion des faunes et de l’Homme au Quaternaire, où se rencontrent les approches naturalistes (paléobiogéographie et adaptation biologique, évolution des climats et fragmentation des milieux) et culturelles (adaptation, diffusion des traditions culturelles, définition et exploitation des territoires), et qui implique une approche comparative avec des travaux en Asie du sud et de l’est.

Les questions abordées relèvent pour la plupart d’une approche régionale :

  • À diverses périodes, le lien entre les faunes indiennes et chinoises d’une part, celles des archipels de l’autre (avec les phénomènes d’endémisme associés), demeure à préciser. Parallèlement, un paradoxe existe entre la stabilité apparente des faunes du Pléistocène moyen de Chine et de Corée et les forts contrastes climatiques qui ont affecté ces régions. Une démarche comparable est suivie pour les assemblages lithiques.
  • L’approche de l’évolution humaine a longtemps placé un phylum des Homo erectus insulaires à part des contacts, aujourd’hui avérés, avec le continent. Une mise en regard systématique avec les études paléontologiques s’impose afin de décrire ces contacts, qui ne sont pas a priori toujours liés à la contrainte environnementale.
  • L’étude des H. erectus insulaires tardifs (position taxinomique, âge, extinction, comparaison avec les fossiles continentaux) va de pair avec les recherches sur des sites datant du Pléistocène supérieur (y compris l’optimum climatique du MIS 5).
  • Nombre de modalités d’exploitation du milieu par les groupes humains du Pléistocène sont encore à décrire, tout comme les chronologies culturelles, en se fondant sur les assemblages incluant des ‘fossiles directeurs’ (ex : l’Hoabinhien) et sur ceux, moins caractéristiques, pour lesquels le développement d’approches novatrices en termes de forme et de fonction est indispensable.
  • Les collaborations régionales (notamment Cambodge, Indonésie et Philippines) scientifiques, patrimoniales et en termes de formation sont très développées, grâce aux partenariats des Master et Doctorat européens, à un projet EuropeAid et à un RTPI CNRS Human Ecology in Prehistoric Southeast Asia.