Nos tutelles

Nos partenaires

Rechercher




Accueil du site > Séminaires, conférences et RS > Réunions Scientifiques

« Présentation des projets doctoraux (ED 227, MNHN) de Lou Albessard et de Guilhem Mauran »

Lundi 26 juin, 16h30 (Musée de l’Homme, Salle Breuil)

par Daujeard Camille - publié le

Réunion Scientifique du lundi 26 juin, 16h30, MdH (Salle Breuil). Présentation de deux projets doctoraux (ED 227, MNHN) :

« Une tête bien faite et bien pleine ? Co-évolution du crâne et du cerveau chez les espèces du genre Homo » par Lou Albessard (dir. Dominique Grimaud-Hervé et Stanley Durrleman)

La variabilité et l’évolution de la morphologie crânienne, tout comme la taille du cerveau et les capacités cognitives supposées des homininés fossiles, sont au cœur de la (ou des) définition(s) du genre Homo. Pourtant, l’évolution du crâne n’est jamais étudiée de paire avec celle du cerveau, qui a une influence forte sur la formation de la voûte crânienne lors de la croissance. L’objet de mon doctorat est de mettre en lien l’évolution de la morphologie générale et des caractères crâniens avec ceux de l’endocrâne. En particulier, l’espèce Homo sapiens – la seule du genre Homo dont nous puissions directement étudier le cerveau et le mettre en relation avec le comportement – porte, aussi bien sur le neurocrâne que sur l’endocrâne, des caractères qui lui sont propres. Si sapiens partage une capacité crânienne très élevée avec les Néandertaliens, la morphologie générale de son crâne et de son cerveau se distingue à plusieurs égards de celle des autres espèces du genre Homo. L’un des objectifs de mon travail est donc de mieux cerner l’évolution jointe du crâne et du cerveau chez sapiens, Néandertal et les autres espèces du genre Homo, mais aussi l’évolution d’Homo sapiens entre le Paléolithique et l’actuel. Cela nous permettra d’émettre des hypothèses quant aux mécanismes évolutifs qui sous-tendent la diversité des morphologies du genre Homo.

« Caractérisation des matières colorantes utilisées dans l’art rupestre de Namibie. Etude des systèmes d’approvisionnement, de transformation et de consommation des matières colorantes par les populations du Later Stone Age dans le massif de l’Erongo » par Guilhem Mauran (Dir. Jean-Jacques Bahain et Matthieu Lebon)

A l’instar du reste de l’Afrique Australe, la Namibie est riche de milliers de peintures rupestres attribuées aux populations de chasseurs-cueilleurs San. La chronologie et l’attribution de cet art restent toutefois incertaines de par le manque de données archéologiques qui lui sont associées. Les fouilles menées sur différents sites archéologiques, dont celui de Leopard Cave (Erongo), ont attesté de l’existence d’une chaîne opératoire de préparation des matières colorantes, dans des niveaux datés de près de 3000 ans. Ce projet de recherche vise à étudier et corréler les matières colorantes archéologiques et les pigments de l’art rupestre. Au-delà de la diversité des pigments des peintures et de leur préparation, cette étude vise à interroger l’origine, et donc l’approvisionnement des matières colorantes, ainsi que leurs différents usages par les populations San ayant laissé des vestiges dans les quatre grands massifs de la Namibie centrale : l’Erongo, les Spitzkoppe, le Brandberg et Twyfelfontein.