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« Apport de la datation 40Ar/39Ar à l’établissement d’une chronologie précise d’une quinzaine de sites d’Italie centrale et méridionale du Pléistocène moyen » et « Dynamique géochimique et reconstitution paléoenvironnementale de la grotte de Tabon (Palawan, Philippines) »

Mardi 13 décembre 2016, 16h30 (Amphi de l’IPH)

par Daujeard Camille - publié le

« Apport de la datation 40Ar/39Ar à l’établissement d’une chronologie précise d’une quinzaine de sites d’Italie centrale et méridionale du Pléistocène moyen » par Alison Pereira

Le Pléistocène moyen en Europe, est d’un point de vue évolutif une période riche, caractérisée par de nombreuses innovations techno-culturelles encore mal contraintes à cause du faible nombre de méthodes de datations utilisables pour cette gamme de temps. Dans ce cadre, l’Italie est une région d’étude de grand intérêt, riche en sites archéologiques et caractérisée par une situation géologique unique. Le volcanisme intense dont a fait l’objet la péninsule italienne a conduit au dépôt de téphras dans la plupart des sites archéologiques environnants. Ces dépôts sont datables par la méthode 40Ar/39Ar une des méthodes les plus précises et fiables pour cette période. Pendant ma thèse une quinzaine de sites a fait l’objet, après étude stratigraphique systématique, de datations 40Ar/39Ar. Les résultats obtenus ont permis l’obtention d’une chronologie pour l’Italie encore jamais établie en Europe pour le Pléistocène moyen. Afin d’illustrer cette approche et son potentiel, les résultats obtenus pour les sites de Notarchirico (Basilicate), Guado S. Nicola (Molise) et pour plusieurs sites du Latium, ainsi que les portées archéologiques, induites seront présentés.

« Dynamique géochimique et reconstitution paléoenvironnementale de la grotte de Tabon (Palawan, Philippines) » par Omar Choa

La grotte de Tabon, située sur l’île de Palawan aux Philippines, est un site clef pour comprendre la dispersion d’Homo sapiens en Asie du Sud-Est. En effet, la présence de notre espèce y est attestée depuis au moins 36 000 ans. Malgré cette importance, la grotte demeure énigmatique du fait de son remplissage complexe, attribué principalement à la diagénèse de guano. L’étude ciblée et pluridimensionnelle d’une zone relativement épargnée offre un aperçu des conditions environnementales autour du site, une information capitale pour comprendre le milieu des premiers hommes modernes dans la région. La métamorphose continue des assemblages minéralogiques et des signatures isotopiques se traduit en changements de climat et de paysage. Cette approche permet de mieux exploiter le guano en tant que marqueur paléoenvironnemental, et son application à d’autres grottes dans la région pourrait ouvrir des nouvelles perspectives sur la préhistoire du sud-est asiatique.