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« Présentation des projets doctoraux (ED 227, MNHN) de E. Ben Arous, D. Vettese, J. Duveau et R. Hanon »

Lundi 28 novembre 2016, 16h30 (Musée de l’Homme, salle Chevalier)

par Daujeard Camille - publié le

Réunion Scientifique du lundi 28 novembre 2016, 16h30, MdH (Chevalier). Présentation de quatre projets doctoraux (ED 227, MNHN) :

« Chronologie des Peuplements au Pléistocène supérieur en Afrique du Nord » par Eslem Ben Arous (dir. C. Falguères & R. Nespoulet)

La thématique de recherche est axée autour des premiers peuplements d’hommes modernes, apparus il y a 160 ka au MSA en Afrique du Nord. En particulier, les sites marocains du littoral atlantique offrent l’opportunité de dater sur tout le Pléistocène supérieur les occupations préhistoriques en grotte. La méthode de l’ESR/U-Th et du radiocarbone (14-C) permettront de construire des repères chronologiques précis, de dater la transition MSA/LSA et de discuter des scénarios de variations environnementales/climatiques pour comprendre les modalités d’évolution et de migration de ces peuplements préhistoriques.

« Approche techno-culturelle de la fracturation des os chez les Néandertaliens (Sud-Ouest de l’Europe, MIS 5-3) : une systématisation des gestes ? » par Delphine Vettese (co-tutelle France : dir. M-H Moncel, A. Borel & C. Daujeard et Italie : dir. M. Arzarello & U. Thun Hohenstein)

Ce projet de recherche a comme principal objectif de mettre en évidence l’émergence des premières traditions bouchères dans le Sud de l’Europe au Paléolithique moyen chez les Néandertaliens. Appréhender les pratiques culturelles sur la base du registre osseux est une approche encore très peu développée pour cette période. De récentes études ont permis d’identifier des traditions bouchères au Paléolithique moyen en Espagne (Bolomor-IV, MIS 5, Blasco et al., 2013). A partir de l’étude de la fracturation des os longs pour la récupération de la moelle et de l’emplacement des points de percussion dans plusieurs sites de cette période dans le Sud-Est de la France et le Nord de l’Italie, il s’agira d’identifier la mise en place de savoir-faire et de transmission culturelle au sein des groupes humains à plus large échelle. Enfin, la mise en place d’expérimentations permettra de discerner l’impact de l’expérience des bouchers et des espèces découpées sur les techniques et les gestes observés.

« Besoins énergétiques et mobilité des Néandertaliens. Approche croisée anatomo-fonctionnelle et archéologique » par Jérémy Duveau (dir. G. Bérillon & C. Verna)

Mon projet vise à étudier la mobilité des Néandertaliens suivant deux axes. Le premier axe, constituant le corps de mon projet, consiste à étudier les coûts énergétiques des déplacements des Néandertaliens à partir de la modélisation biomécanique de leur marche. Cette modélisation s’appuie sur du matériel ichnologique inédit (les empreintes de pieds trouvées sur le site du Rozel en Normandie), sur le matériel ostéologique connu de l’appareil locomoteur des Néandertaliens ainsi que sur un outil de modélisation mathématique. Enfin, le deuxième axe consistera à confronter les estimations de dépenses énergétiques aux modèles archéologiques existants sur la mobilité des Néandertaliens.

« Analyse taphonomique de sites plio-pléistocènes d’Afrique du Sud : implication pour l’étude des comportements de subsistance des hominines » par Raphaël Hanon (dir. M. Patou-Mathis, S. Péan & S. Prat)

Entre 2,2 et 1,2 million d’années, on observe la contemporanéité de plusieurs espèces d’hominines au sein des registres fossiles sud-africains, telles que Homo habilis, Homo ergaster et Paranthropus robustus. Cette situation rend alors difficile l’attribution des comportements techniques ou de subsistance à une espèce en particulier. L’étude de l’assemblage osseux de grands mammifères du site à Paranthropus robustus de Cooper’s D (Bloubank Valley, Afrique du Sud), daté entre 1,5 et 1,4 million d’années, a donc pour objectif : 1. D’identifier le ou les agents responsables de l’accumulation osseuse de Cooper’s D 2. De réévaluer les comportements de subsistance des hominines dans leur contexte paléoécologique Différentes méthodes de l’archéozoologie, dont les approches taphonomiques et paléoécologiques, seront mises en œuvre et croisées à d’autres données déjà existantes (isotopiques, micro-usures dentaires…) afin de répondre à ces deux problématiques. Les résultats permettront alors d’enrichir les connaissances sur les comportements de subsistance des hominines du Plio-Pléistocène inférieur d’Afrique du Sud et sur le rôle de l’alimentation au sein des processus d’hominisation.