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« Une archéologie expérimentale virtuelle : Modéliser une société préhistorique par une technique de type multi-agent (L’exemple des néolithiques LBK) »

« Une archéologie expérimentale virtuelle : Modéliser une société préhistorique par une technique de type multi-agent (L’exemple des néolithiques LBK) », Lundi 30 mai 2016, 13h, IPH (Amphi)

par Daujeard Camille - publié le

« Une archéologie expérimentale virtuelle : Modéliser une société préhistorique par une technique de type multi-agent (L’exemple des néolithiques LBK) » par Jean-Pierre Bocquet-Appel

Une modélisation de type multi-agent est présentée, appliquée aux premiers agriculteurs Rubanée (ou LBK) d’Europe Centrale et de l’Ouest (VIII mil. BP). L’objectif de l’approche est de simuler l’expansion géographique et démographique de ces premiers agriculteurs, de comprendre son processus démo-dynamique, la capacité de réponse et de résistance du système socio-naturel aux impacts météorologiques durant 700 ans, ainsi aussi que les traces archéologiques hypothétiques laissées par ce processus. Les sociétés agricoles sont très vulnérables aux aléas météorologiques. Des famines ont régulièrement et fréquemment frappé les sociétés historiques agricoles. La possibilité que de telles crises se produisent au cours des centaines d’années des cultures néolithiques anciennes est une hypothèse sérieuse. Pour analyser le comportement du système socionaturel néolithique, un modèle informatique de sociétés artificielles a été construit et des simulations sont produites étant donné des contextes naturels reconstitués. Les modèles archéologiques soulèvent de nombreuses questions. Le problème numéro un des simulations multi-agents historiques est la stochasticité, laquelle rend de telles simulations improbables même si elles produisent des phénomènes dit émergeants. Par conséquent, la modélisation Obresoc s’est concentrée sur la fraction la moins stochastique d’une décomposition de l’Histoire totale, laquelle est représentée par des variables structurales sur la longue durée de la géohistoire (Braudel 1958). Cette modélisation s’inscrit dans la ligne de l’archéologie expérimentale (Axtell et al. 2005). Comment a varié la taille démographique et la distribution spatio-temporelle de la population colonisatrice durant la période ? Quelle fut la sensibilité du système agricole et de la population à la variabilité météo, en termes de fréquence de disettes et de famines ? Quels sont les patrons archéologiques attendus ? Comment tester l’ajustement du modèle aux données archéologiques ?