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ANR « Art Préhistorique »

« Micro-analyses et datations de l’art préhistorique dans son contexte archéologique »

par admin - publié le , mis à jour le

L’étude de l’art préhistorique a aujourd’hui beaucoup évolué dans ses objectifs et ses méthodes. La mise en contexte des oeuvres, leur place dans la société et le rôle des images dans la construction et la définition des identités sociales et culturelles, nécessitent de nouvelles approches de terrain et de laboratoire. Une archéologie des grottes ornées s’est développée depuis une vingtaine d’années, et avec elle son cortège de disciplines aussi différentes en apparence que la préhistoire, la géologie, la physique, la chimie... La conservation des oeuvres est aussi devenue une préoccupation fondamentale qui a induit des méthodes et des techniques nouvelles.

Enjeux et problématiques du programme

Le développement brutal des approches pluridisciplinaires a mis en relation différents domaines scientifiques et techniques, mais ne les a pas mis directement en cohésion. De ce constat est né le projet de recherche et de développement expérimental « MADAPCA » qui a été conduit de novembre 2007 à mai 2012. De nouveaux protocoles et de nouvelles méthodes d’études de l’art préhistorique ont été créés. Ils se sont appuyés sur des innovations technologiques en matière d’observation et d’analyse non-invasives mises au profit de la conservation des oeuvres. Un réseau de scientifiques, regroupant des spécialistes de différentes disciplines, a été constitué afin que nos approches collectives et complémentaires ne soient plus cloisonnées mais réellement coordonnées. Cela a permis d’optimiser nos résultats respectifs et de les mettre en relation ou en comparaison méthodologique.

Les analyses majeures du programme

Les premières analyses non destructives in situ par diffraction et fluorescence X et micro- Raman ont eu lieu à Rouffignac (Dordogne) et ont permis de montrer la variabilité des pigments noirs à base de manganèse. Le programme de datations a concerné notamment les grottes de Rouffignac, Villars (Dordogne), Blanchard (Indre) et Deux-Ouvertures (Ardèche) et les abris sculptés de Cap Blanc et Reverdit (Dordogne). Plusieurs tests techniques et méthodologiques d’enregistrement et de traitement 3D ont été menés dans la grotte Blanchard et à Rouffignac. Des relevés topographiques tridimensionnels ont été réalisés dans plusieurs sites ornés afin de mesurer la faisabilité du géoréférencement d’objets divers et de la gestion de l’information analytique ou archéologique associée. Des analyses chimiques, microbiologiques et taphonomiques des parois ont été conduites à Font-de-Gaume (Dordogne) et Rouffignac.


Une méthodologie de suivi de l’évolution des états de surface à des fins de conservation a été élaborée à cette occasion. L’analyse des dispositifs iconographiques pariétaux de Font-de-Gaume, Villars et Blanchard a permis des relectures plus complètes des parois et la découverte de nouvelles représentations. Enfin, certains éléments de parure et des écailles peintes de l’abri Pataud (Dordogne) ont fait l’objet d’analyses spécifiques pour déterminer la matière première des supports ou la nature des pigments. Les principaux résultats de toutes ces analyses sont présentés dans les panneaux qui suivent.

Les partenaires du programme

Quatre partenaires institutionnels, complémentaires du point de vue de leurs approches méthodologiques et scientifiques, ont coordonné ce programme entièrement financé par l’Agence Nationale de la Recherche :

D’autres partenaires, publics et privés, ont largement contribué à son bon déroulement.

Coordinateur du programme : Patrick Paillet, Maître de conférences.