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SARTEGOU Amandine

- Fonction(s)

Doctorante UPVD (Pr. Marc Calvet) – CEREGE (Pr. Didier Bourlès)

- Coordonnées
Campus UPVD
adresse postale :
52 avenue Paul Alduy, 66860 Perpignan – Bâtiment Y, bureau Y0-32, poste 5
Mél : amandine.sartegou@univ-perp.fr

- Structure(s) de Rattachement
Muséum national d’Histoire naturelle,
UMR 7194 du CNRS
Équipe 3 "Paysages, Hommes, archives sédimentaires et matériaux de la Préhistoire" (PhAsM)
Thème 2, « Dynamique des paysages et environnements quaternaires ».

Recherche

- Thématiques

  • Thèse RGF – BRGM : « Couplage entre géomorphologie de surface, géomorphologie souterraine, incision des vallées et soulèvement crustal dans la moitié orientale des Pyrénées : datation des systèmes karstiques étagés »
  • Systèmes endokarstiques étagés, marqueurs de l’incision des vallées.
  • Datations par les nucléides cosmogéniques produits in situ (âges d’enfouissements via les couples 10Be – 26Al et 10Be – 21Ne), voire par Résonance paramagnétique électronique. Paléotaux de dénudation dans les bassins versants.

- Mots clef

  • Géomorphologie, géodynamique, systèmes karstiques, nucléides cosmogéniques, ESR

- Participation à des programmes de recherche

  • 2014-2017 : Référentiel géologique de la France (RGF), AMI-Pyr BRGM. Bourse de thèse.

- Opérations de terrain

  • Pyrénées

Enseignement-Diffusion des connaissances

- Master Évolution, Patrimoine Naturel et Sociétés (MNHN), spécialité Quaternaire et Préhistoire

  • École de terrain « Paysage, géomorphologie, paléoenvironnements quaternaires. Itinéraire à travers les Pyrénées orientales (Roussillon, Cerdagne, Ariège) ».
    - Encadrement de stagiaires
  • Maya Le Pargneux (3ème année école d’ingénieur -ENSG Nancy-) « Quantification de la déformation à travers le piedmont sud du Tian Shan, Chine ». Décembre – Mars 2015. Co-encadrement 50% avec le Dr. Julien Charreau, CRPG Nancy.

Recherches en cours

Le soulèvement tectonique des chaînes de montagne actives contrôle a priori étroitement les rythmes et les taux d’incision des vallées fluviales, lesquels sont à leur tour modulés par les changements climatiques répétés du Quaternaire. Les Pyrénées ne sont pas considérées comme une chaîne active, même si la sismicité est loin d’être négligeable (Chevrot et al., 2011) et si de nombreux indices de néotectonique sont connus autour et dans la chaîne (Goula et al., 1999). Pourtant, un soulèvement de l’ordre de 2 km depuis 10 Ma a été néanmoins documenté sur la base d’arguments géomorphologiques exploitant le repère constitué par les topographies d’aplanissement, maintenant en position culminante mais réalisées à beaucoup plus basse altitude et en relation directe avec des niveaux de base marins (Calvet, 1996 ; Calvet et Gunnell, 2008 ; Gunnell et al., 2009 ; Ortuño et al., 2012). Le moteur de ce soulèvement serait d’ordre thermique et isostatique, en relation avec une fusion partielle de la racine lithosphérique (Pous et al., 1995 ; Gunnell et al., 2008). En vue de tester plus avant la validité de ce modèle d’évolution du relief jusqu’ici élaboré à partir de données de thermochronologie, de biochronologie et de la sédimentologie des dépôts corrélatifs des bassins tectoniques, il apparaît nécessaire de compléter cette image partielle par une mesure des taux d’incision des vallées à l’échelle du Plio-quaternaire. Au cours de ma thèse on envisage d’accéder à cette information sur la base du déplacement vertical de marqueurs géométriques. Très peu d’âges numériques sont actuellement disponibles dans les systèmes de terrasses des rivières pyrénéennes et ne dépassent pas le Pléistocène récent ou la fin du Pléistocène moyen, et ce essentiellement sur les piémonts externes. Les réseaux karstiques offrent en revanche l’opportunité de dater l’enfouissement de matériaux allogènes siliceux produits par la partie amont des bassins versants et piégés à la traversée des chaînons calcaires périphériques. En effet, dès lors qu’elles piègent des alluvions fluviatiles, les galeries épiphréatiques (Audra et al., 2013 ; Palmer, 2007) sont assimilables à des niveaux de terrasses alluviales étagées, que l’on peut dater par diverses méthodes. Pour ce faire nous nous proposons d’utiliser d’une part : (i) les datations par âges d’enfouissement cosmogéniques 26Al/10Be (pour la plage de temps 0,2-5,5 Ma (Granger et Muzikar, 2001)) et, potentiellement, 21Ne/10Be (Balco et Schuster, 2009) pour atteindre une plage de temps plus longue ; (ii) la Résonance paramagnétique électronique (RPE) qui peut également permettre des datations jusqu’au Pléistocène ancien.