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COLOR-HOM - Des colorants et des hommes, 100 000 ans de modernité picturale

par Lebon Matthieu - publié le , mis à jour le


Le projet COLOR-HOM est financé par le « Programme Convergence - Sorbonne Universités » dont le but est de faire éclore de nouveaux domaines de recherche qui mobilisent des scientifiques de discipline et d’établissements différents au sein de Sorbonne Universités.

Le projet COLOR-HOM propose une approche interdisciplinaire et diachronique de l’utilisation des colorants au cours des 100 derniers millénaires au Maroc.

Dans le but de valoriser l’exceptionnel patrimoine archéologique marocain, il vise à mieux comprendre l’exploitation des ressources minérales par les populations historiques et préhistoriques en se focalisant sur le cas des pigments (oxydes de fer principalement). Ceci permettra de mettre en perspective les usages historiques des pigments et ceux du passé le plus lointain d’Homo sapiens.

Les sources historiques permettent de contextualiser les usages des colorants, comme ceux utilisés dans la fabrication des zelliges. On peut ainsi suivre l’évolution de cette technique depuis le Xème siècle jusqu’au présent.

En remontant dans le passé, les sources documentaires se raréfient. Les sources archéologiques récentes issues des fouilles complètent, puis remplacent les documents écrits. Celles menées sur des sites antiques fourniront le contexte de l’étude des colorants.

Les sources archéologiques anciennes montrent que les sociétés sans écriture (Néolithique et Paléolithique) ont utilisées des colorants. Pour les oxydes de fer travaillés découverts dans la région de Témara dans des niveaux datés de 100 ka, aux origines de l’Homme moderne, la question se pose de leur(s) usage(s). Il est également prévu d’analyser des oxydes de fer associés à des industries acheuléennes, dans le sud du Maroc, un afin de voir s’ils ont été utilisés ou s’ils sont « naturels ».

Ces approches s’inscrivent dans un même territoire. Ceci permettra de croiser les données et les interprétations par des approches transversales. Les mêmes ressources naturelles ont-elles été utilisées au cours du temps ? Comment interpréter l’évolution des besoins et des utilisations des colorants ?

En comparant les pigments naturels à ceux utilisés en contexte archéologique, il sera possible de reconstituer les sources d’approvisionnement et les circulations des matériaux dans des territoires. Concernant la fonction des pigments, en partant des périodes historiques, nous remonterons jusqu’aux sociétés préhistoriques où seules les analyses géochimiques et fonctionnelles permettront de proposer des hypothèses. En particulier les usages domestiques versus les usages esthétiques et / ou symboliques.

Ce projet* est coordonné par Roland Nespoulet du laboratoire HNHP et il associe :
-  Le laboratoire MONARIS– « De la molécule aux nano-objets : réactivité, interactions et spectroscopies ». (UMR 8233 CNRS – UPMC)
-  Le Laboratoire d’Archéologie Moléculaire et Structurale (LAMS – UMR 8220 CNRS – UPMC)
-  Le Laboratoire « Orient et Méditerranée » (UMR 8167 CNRS-Paris 4)

*Le projet COLOR-HOM bénéficie d’une aide de l’État gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de l’Idex Sorbonne Universités, dans le cadre du Programme Investissements d’avenir (ANR-11-IDEX-0004-02). Convention SU-14-R-ScPC-11-1.