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Site du mont Bego

publié le , mis à jour le

Situé à 80 km au nord-est de Nice, aux confins de la vallée de la Roya, sur la commune de Tende, le site du mont Bego s’insère au sein du Parc national du Mercantour.

Autour du mont Bego (2872 m), entre 2 000 et 2935 m, de hautes vallées d’altitude couvertes par les neiges la plus grande partie de l’année gardent les traces des derniers glaciers quaternaires. Ce n’est qu’à partir de la fonte des neiges, à la fin du printemps, alors que la nature renaît, que l’on peut pénétrer dans ce site « sacré » et rechercher les témoignages légués par les hommes de la fin du Néolithique.

Bego Le site - ©MNHN

Entre des lacs profonds dont certains sont retenus par des verrous glaciaires où se reflète un paysage chaotique dominé par des sommets bien marqués, les blocs et les parois polis par les derniers glaciers quaternaires portent des milliers de gravures rupestres datées du Chalcolithique et de l’âge du Bronze ancien (3.000 à 1.800 ans avant J.-C.) mais aussi de gravures des périodes historiques.

Les gravures rupestres se répartissent en sept grands secteurs correspondant à autant de vallées organisées autour du mont Bego qui en est le pivot central

Près de 100.000 gravures protohistoriques dont plus de 40.000 gravures figuratives réparties sur quelque 3.700 roches ont été relevées sur l’ensemble du site. Les thèmes iconographiques sont très peu nombreux, puisque cinq grands thèmes ont été clairement identifiés et individualisés : les figures corniformes, les figures géométriques, les figures d’ armes, les figures anthropomorphes, les signes non figuratifs. L’étude de chacun de ces signes, leurs associations avec les autres figures, leur répartition sur chaque roche mais également dans l’ensemble du site, montre que nous sommes face à un langage symbolique.

Depuis 1967, sous la direction du professeur Henry de Lumley, chaque été, en juillet et en août, une équipe vient dans ces hautes vallées d’altitude, relever les signes gravés sur ces roches polies. Ces roches sont pour une grande partie des pélites vertes du Permien patinées en orange après le retrait des derniers glaciers quaternaires.

Bego Le sorcier - ©MNHN

Sur le terrain, après une prospection minutieuse de chaque zone, les roches gravées sont cartographiées et pointées par GPS, puis photographiées. Pour chaque roche répertoriée, il est réalisé un plan au 1/10. Chacune des figures présentes sur la roche est relevée, à l’échelle 1/1 sur papier cellophane, puis est décrite au moyen d’une fiche, une description détaillée de la roche et des figures qu’elle porte est établie.

Au laboratoire, les relevés des figures sont mis au propre sur calque et un plan au 1./5 est réalisé pour chaque roche gravée. L’ensemble des fiches et des plans sont transférés sur une base de données à partir de laquelle des catalogues vont être établis.

C’est à partir des observations de terrain et des données fournies par l’étude au laboratoire que sont élaborées les hypothèses d’interprétation des signes gravés dans le site du mont Bego.